STRANGE HOW WE DECORATE PAIN

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le petit mot doux de Invité qui boit son thé le Dim 26 Nov - 23:07 ► réponds-lui !

Strange how we decorate pain
Cordélia & Gabriel

Comment dire que la seule perspective de se rendre pour la première chez lui est une joie. Une évolution de leur relation ? Elle l'espérait bien. Il avait ce, je ne sais quoi d'attirant pour la brune. Une aura mystérieuse qui le rend sexy. Depuis la fois où elle a accidentellement renversé son café sur le téléphone de Gabriel, ils se sent revue plusieurs fois par hasard et toujours avec un soupçon de maladresse, propre à Cordélia. Au bout d'un moment et forcé de constater que s'ils ne cessent de se croiser et Cordélia de renverser son café sur son t-shirt ou de tomber face à lui, c'est ce que le destin voulait et il ne faut pas contrarier le destin. Enfin, c'est ce que pense Cordélia. Elle l'a invité à prendre le petit-déjeuner dans un café de Brooklyn. La nourriture y était bonne et l'agencement du café rendait cet endroit chaleureux. Depuis, ils sont devenus amis. Elle l'invitait souvent chez elle. Non pour des raisons sexuelles -pas encore- mais pour le présenter à ses autres amis parce qu'ils méritaient de connaître une personne sympa et ils étaient surtout curieux de connaître de gars café. Aujourd'hui était une première. Il l'avait invité Cordélia chez lui, à Manhattan. Elle prit un grand soin dans le choix de ses habits. Ok, elle se fait peut-être des idées, mais qui ne tente rien, n'a rien.

L'immeuble dans lequel Gabriel vit était digne d'un épisode de Gossip Girl. Elle informa le concierge de sa présence, l'accompagna à l'ascenseur et appuya sur l'étage de Gabriel. Elle le remercia avec un sourire au moment où les portes se referma. Rien que l'ascenseur était luxueux et entièrement recouvert de miroir. Les habitants devaient être vraiment narcissiques, mais elle connaissait les habitudes des gens riches à toujours vouloir que leur aspect physique soit digne de leur appartenance dans la société. Elle n'avait jamais compris l'intérêt de dénigrer les gens de classe sociale inférieure. C'est la raison principale de son refus aux propositions de ses parents de vouloir lui acheter un appartement dans l'Upper East Side pour sa sécurité, selon eux. Elle ne voulait pas ressembler à ses filles qui passent leur temps à dépenser l'argent des parents et de piquer une crise quand leur carte platinium est bloqué par leurs propres parents. Cordélia avait elle aussi une carte platinium dans son portefeuille, mais elle ne l'utilise jamais. Elle le garde juste pour rassurer son père, il n'aime pas savoir sa précieuse petite fille sans un sous en poche. La carte est une assurance qu'elle peut utiliser en cas d'urgence, mais jusqu'à présent, elle ne l'a jamais utilisé et Dieu sait que son père prend soin de mettre de l'argent sur le compte chaque mois. Elle le sait puisqu'il prévient du montant exact et de la somme que dispose Cordélia sur le compte chaque mois. Quand la porte s'ouvrit, elle découvrit un couloir se rapprochant du couloir du manoir d'Atlanta. Le couloir seul, sentait la richesse à plein nez et n'ose même pas imaginer les appartements. Elle faisait tâche avec sa robe de chez ASOS dans ce couloir, mais elle s'en foutait royalement. Une femme d'un certain âge venait de sortir de son appartement et elle avait la sensation étrange que cette femme analyse ses vêtements dans le moindre détail et elle pouvait reconnaître ce soupir d'horreur à des kilomètres. Sa mère avait le même quand Cordélia s'habillait avec des vêtements “Étrange et sans aucune harmonie, même le Dalaï-lama est mieux habillé.” Selon les propres mots de sa mère. Cela lui fait rire, elle pensa à appeler sa mère et lui raconter cette histoire. Elle imaginait déjà sa maman lui dire : “ Cordélia, ton père met chaque mois de l'argent sur ton compte, utilise-le pour quelque chose. Comme t'acheter des vêtements, chez Barney's, haaaaa tu vas donner des cheveux blancs. ” Ce à quoi elle répondra avec un ton faussement choquée : “Mais, maman si je fais ça, les mauvaises personnes de Brooklyn vont m'agresser. Est-ce que tu veux que l'on m'agresse, maman ?” Sa mère finira par lui dire : “ C'est pour ça qu'il faut que tu vives dans l'Upper East Side, mais tu refuses d'écouter, comme d'habitude. Tu me fatigues Cordélia, je ne t'ai pas laissé partir pour te faire tuer dans une rue de Brooklyn.” Rien que l'idée d'avoir ce genre genre de conversation donna à la jeune brune d'appeler sa mère une fois rentré. Elle respira un bon coup et se dirigea vers la porte de Gabriel, elle appuya sur la sonnette et attendit.

La porte s'ouvrit sur un gars les cheveux dans tous les sens. Elle ne l'avait jamais vu ainsi. Chaque fois qu'ils se donnaient rendez-vous, il était impeccable. Un nouvel aspect de lui qu'elle découvre et qui le rend encore plus attirant que d'habitude. Sourire aux lèvres, elle leva la main pour lui montrer qu'elle était passée chez le chinois.

« Salut, j'espère que tu as faim. Je suis passée chez le chinois. Est-ce que je peux entrer ? »

Elle était assez polie pour demander et assez confiante pour entrer sans vraiment attendre une quelconque réponse de sa part. Ils étaient amis, non ? Et entre amis, on fait ça. De plus, il y avait la petite voix Minyeonesque qui disait “ Vas-y Cordélia, fait comme chez toi, entre.” et quand la petite voix parle, il faut toujours l'écouter, car elle a toujours raison. Non, elle n'est pas schizophrène, mais certaine fois, sa petite lui fait prendre de sage décision. Puis, il ne pouvait pas refuser de manger chinois entre amis. Qui refuse de manger chinois avec une bonne amie pétillante de joie ?
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Dernière édition par Cordelia Van Alen le Sam 2 Déc - 4:40, édité 4 fois
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Gabriel Nash
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le petit mot doux de Gabriel Nash qui boit son thé le Mer 29 Nov - 14:28 ► réponds-lui !

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Cordélia & Gabriel
Les rideaux étaient négligemment tirés sur les hautes fenêtres du penthouse, le lin du tissu s’envolant doucement au grès de la brise hivernale qui pénétrait dans les locaux. Les lumières étaient peu nombreuses donnant un ambiance calme et apaisante. De nombreuses bibliothèques meublaient les recoins de la pièce aux couleurs pâles et hivernales. Le gris anthracite jurait avec le blanc pur qui recouvraient les murs dans la large pièce. En son centre quatre fauteuils, victoriens certainement, entouraient une petite table basse où fumait un café chaud accompagné de sa viennoiserie. Des coussins reposaient sur les assises des trois fauteuils vide et le quatrième était habité par Gabriel, calmement posé un livre entre les mains.

Son livre reposait sur ses genoux alors qu’une de ses mains servait d’appui à sa tête dont les yeux faisaient des vas et vient lents entre les différentes lignes et paragraphes de son ouvrage. Les cheveux en bataillent et une tenue décontractée, un jean noir et une chemise marine, les lunettes reposant sur son nez, les yeux de Gabriel dérivèrent sur les hautes fenêtres du penthouse, la brise jouant avec ses mèches rebelles. La luminosité reflétait sa peau légèrement halée, jouant avec les nuances de taupes et de mordorés de ses yeux dont la liberté et la quiétude habitaient.

Ses mains longeaient doucement les pages jaunies de l’ouvrage qu’il lisait, tournant délicatement le délicat papier avec son index, effectuant des vas et vient lent entre les lettres entrecroisées qui se dessinaient sur les planches. Le vent frais entrait dans la pièce, émoustillant la peau de Gabriel dont la fraicheur ne dérangeait nullement. Son pied battait la douce mesure du jazz qui volait dans la pièce à un rythme lent et apathique. Dans la main ballante de Gabriel logeait une cigarette à moitié consumée par les cendres qui churent sur le parquet, le martelant d’un braisier hardant.

La nuque engourdie par sa position peu confortable, il laissait tomber mollement sa tête en arrière dévoilant sa fine nuque vierge de tous défauts, dont la pomme d’Adam se dessinait érotiquement dans des courbes voluptueuses et sensuelles. Une barbe de quatre jours donnait du relief à cette position exaltante et dont Gabriel aurait ri de son reflet. D’un geste brusque, coupant net cette ambiance calme, ferma son livre encornant quelques pages. Reposant encore sur ses genoux le livre finit son voyage dans le coin d’un mur abimant ses tranches lourdement blessées.

Les jambes toujours croisées la main sur le front, les yeux de Gabriel n’avaient plus rien de leur calme olympien et de leur quiétude précédente. Ils étaient habités d’une froideur et d’une colère inhumaine. L’ombre de ses yeux reflétait les cernes violacés qu’il portait telle des compagnes un peu trop collantes.  Son pied suspendu rencontra brutalement le sol en parquet avant d’entamer une course effrénée dans le long couloir. Ce corridor était la colonne vertébrale d’un penthouse qui se montait sur plusieurs étages. Les murs étaient blancs joliment habillés par des tableaux de divers horizons créatifs, de meubles modernes et anciens, le tout dans un équilibre harmonieux et bien travaillé.

Ses pieds foulaient le sol, ses bras se balançant à la cadence de sa démarche. Les yeux de Gabriel n’avaient pas perdu leur froideur et leur colère, ses lèvres retroussées dans un rictus irascible, ses dents esquintant ses lèvres roses et rebondies. Une de ses mains vient gratter avec vivacité sa barde de quatre jour qui lui donnait un charme mystérieux et enjôleur. Il savait très bien que ce côté plus masculin et virile donnait à son aura une attirance incontrôlée de la part de la gente féminine et aujourd’hui c’est ce dont il avait besoin. D’enjôler la jolie demoiselle pour pouvoir arriver à ses fins.

Gabriel prit la poignée du penthouse entre ses doigts et ouvrit la porte doucement, un sourire séduisant sur ses lèvres et des yeux ensorcelant. Il avait pris la peine de passer la main dans ses cheveux pour leur donner un côté sauvage maitrisé. Ses lunettes avaient atterri sur un des nombreux meubles qui habitaient cet appartement, échouant violement dessus, attendant avec espoir leur propriétaire.

« Salut, j'espère que tu as faim. Je suis passée chez le chinois. Est-ce que je peux entrer ? » 

Gabriel contrôla de justesse son expression et son tic au sourcil avant de sourire et d’inviter la jeune femme à entrer. C’était une première expérience pour elle, elle allait pouvoir découvrir l’antre où vivait Gabriel et ses petites habitudes. Ce dernier avait pris la liberté de désordonnée parfaitement son appartement lui donnant un air de « bordel organisé » qui charmait toute personne pénétrant dans sa grotte. L’espace, trop grand pour une personne, donnait à Gabriel une forme de liberté, d’ouverture que les gens appréciaient, renforçant son image sympathique. Gabriel détestait le chinois. Cette nourriture le rendait atrabilaire, lui donnait des nausées incontrôlables et des bouffées de chaleur. Cette dernière conséquence pourrait jouer en sa faveur si la jeune demoiselle était prête à participer à cette sourde proposition.

« Entre Cordélia. Fais comme chez toi »

D’un geste la main il l’invitait à pénétrer dans son antre, dans sa cabane, dans son temple. Dès qu’elle eut franchi le pas de la porte vitrée, trop haute pour ses propres gondes, un sourire mauvais s’inscrivait sur le visage de Gabriel avant de disparaitre aussi rapidement, qui fermait rapidement la porte avant de conduire son invité vers le salon.

La vaste pièce d’un vert d’eau très pale et d’un blanc immaculé abritait un grand canapé de cuire taupe recouvert de différents cousins et plaides, de bibliothèques décorées avec goût, d’un piano et d’autres meubles associés à d’autres meubles qui donnaient un tout harmonieux. Gabriel invitait du regard Cordélia à ôter son habile et à prendre place sur les divers fauteuils entourant le canapé.

« Quelque chose te ferais plaisir ? »

Gabriel déposait doucement et avec grâce le vêtement sur un des portants de l’entrée avant de fouiller dans les poches de l’habile l’auscultant sous toutes ses coutures. Il n’y avait rien, tout du moins rien qui ne servirait à Gabriel pour renfermer son piège encore un peu plus autour de Cordélia. Un petit sourire joueur vient illuminer son visage et une flamme d’amusement éclairait ses yeux. Il allait pouvoir se distraire et grandement.

Dans la cuisine qui donnait sur le salon au travers d’une verrière, il préparait la boisson de Cordélia tout en zyeutant de temps en temps sur la jeune femme pour lui donner une sensation d’être importante aux yeux de Gabriel et de l’intéresser. Les yeux et le sourire charmeurs du jeune homme rendaient les échanges un peu plus lourds de sous en entendus sans jamais donner suite aux connotations qu’elle pouvait percevoir. Terminant sa boisson il l’invitait à le suivre dans une pièce adjacente au salon, traversant un long corridor et montant des escaliers en colimaçon pour atterrir devant une large porte coulissante.  

D’un geste expert la porte coulait le long de ses gondes avant de laisser apparaitre des montagnes de livres et d’étagères peuplées de différents ouvrages sur des sujets divers et variés. Les fenêtres étaient entre-ouvertes jouant avec les fins rideaux de lins, des coussins négligemment abandonnés sur le sol, des plaides recouvrant des piles de livres échouées sur le parquet habillé de différents tapis harmonieusement accordés à l’ambiance de la pièce.

« Entre, je t’en prie. C’est un peu mon trésor cette pièce, j’espère que tu pourras trouver ton bonheur. »

Gabriel déposait délicatement la tasse fumante sur une des tables basses où gisait sa tasse de café du matin. Les fenêtres fermées et les cousins et plaides ramassés à la volé, il invitait Cordélia à prendre place sur un des fauteuils avant de libérer de l’espace sur un des bureaux qui croulaient sous le poids de l’ordinateur ou des piles de livres entreposées provisoirement dessus.

« Quel sujet veux-tu voir aujourd’hui ? »

Dans une voix charmeuse et une œillade enjôleuses Gabriel prit place sur le fauteuil en face de Cordélia. Croisant gracieusement ses jambes, plaçant son menton dans le creux de ceux doigts entrelacés, ses yeux fixèrent avec intensité et joie inavouée ceux de Cordélia qui évoquait une lueur toute différente.  
©️junne.
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le petit mot doux de Invité qui boit son thé le Ven 1 Déc - 9:45 ► réponds-lui !

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Cordélia & Gabriel

Ce sourire si hypnotique, si charmeur et dangereux à la fois. Il avait tout pour plaire à la gent féminine, le charme de Clark Gable et la folie intrigante de James Dean. Une image trop parfaite pour être réel, mais sa posture, sa façon de passer la main dans ses cheveux et cette barbe de plusieurs jours n'aidait pas à donner une image réaliste de l'homme. Elle se contenta de sourire et d'entrer dans un lieu de vie qui se rapprochait plus d'un penthouse que d'un appartement. L'immensité du penthouse lui rappelait sa maison d'enfance. Trop grand pour si peu de personnes. En venant ici, Cordélia n'imaginait pas y trouver cette atmosphère familière qu'elle avait quittée. Mais qui était-elle pour juger ? Personne. Elle s'était imaginée un endroit plus… plus ressemblant à celui de sa soeur qui vivait également dans le quartier. Perdu dans ses pensées, elle observait sans réellement écouter son interlocuteur, cherchant un quelconque désordre. Elle reprochait souvent à ses parents que le manoir soit trop impeccable pour donner de la vie, de s'y sentir bien et c'est l'une des raisons pour laquelle la chambre de Cordélia est toujours un foutoir coloré avec les nombreux tableaux blancs et bouteille de peinture étaler un peu partout. Elle aimait son bordel.

Durant son rapide coup d'oeil, elle remarqua un micro-bordel. Il était léger, mais suffisant pour donner l'impression qu'il n'est pas un psychopathe. Dans les films, les psychopathes ascendants sociopathe sont souvent maniaque, ce qui n'était pas le cas de Gabriel. Enfin, c'est ce qu'elle pense. Il est ni trop maniaque, ni trop bordélique.

« ...fais comme chez toi »

Il n'en fallait pas plus à la brune pour renforcer son sentiment de sécurité en sa compagnie. Ils étaient amis et entre amis, on ne se fait pas de mal. Pourquoi se méfier d'une personne que l'on apprécie et pourquoi faire du mal aux personnes qui ne souhaitent que le meilleur. Elle entendit le claquement de porte et ensemble, ils se dirigent vers un immense salon d'un vert d'eau pâle se mariant parfaitement avec le blanc immaculé. Lorsque l'on observe la pièce, on ne peut qu'être impressionnée par la disposition des meubles. Le canapé recouvert de plusieurs cousins et de plaides rendait l'endroit chaleureux. Il faisait face à une bibliothèque et un piano, signe évident que l'habitant est une personne plus intéressée par le savoir que par les choses futiles de la vie. Comme le dit si bien son père “Le pouvoir est dans le savoir.” Phrase qui avait aussi pour effet de la faire peur. Savoir n'est pas tout, il y avait certaine limite à ne pas franchir. Cordélia était si différente. Elle prenait plaisir à découvrir quand d'autre passe leur temps les yeux fixés sur un écran ou dans leur bouquin. Véritable fille bohème, ressentir était plus intéressant que voir à travers un écran ou entre des lignes. Cordélia se souvient encore de l'émotion lorsqu'elle avait visitée la chapelle sixtine, le Taj Mahal, le château de Versailles et tellement de belle chose dans le monde. Il regorge de beauté que peu, de personne cherche à connaître. Rien ne pouvait égaler le sentiment de plénitude que l'on ressent au moment de découvrir la beauté naturelle qu'offre mère nature. De rencontrer les gens qui nous entourent dans le monde. Les us et coutumes de chaque pays peuvent être si différentes et similaires lorsque l'on prend le temps de connaître. Grâce à ses nombreuses destinations, elle a appris à ne pas se fier à ce que dise les médias. Les favelas ne sont pas que des repères à malfrat, ils ont la plus belle vue de tout le Brésil sur leur montagne et les habitants étaient des personnes joyeuses. La religion musulmane n'est pas celle des extrémistes. L'Inde est enjolivé par les nombreux films bollywoodien, mais il existe dans le pays des coutumes si intense et beaucoup plus belle que l'on pense. Ok, il y avait aussi de mauvaise chose dans chaque pays qu'elle a visité, mais elle n'en garde que de bon souvenir. Tout cela ne se trouve dans aucun bouquin et elle pouvait s'en vanter.


« Est-ce que tu aurais du thé ? »

Elle avait retiré son manteau et s'était dirigé vers le piano. Elle caressa du bout des doigts les touches. “Do, ré, mi, fa, sol, la, si.” Elle répéta chaque note dans sa tête au fur et à mesure que le son, résonne dans le salon d'un calme olympien. Sa mère voulait quelle apprenne à jouer du piano en même temps que de faire de la danse classique. Cordélia était passé par tout type de cours. Elle faisait du piano, de la peinture, mais aussi de la danse, du violon et du chant. Le chant étant un échec que l'on peut encore entendre durant ses nombreuses représentations avec son reflet dans le miroir. Sa mère voulait une fille parfaite avec la grâce d'une danseuse étoile, le stéréotype de la fille de bonne famille. Cordélia dirait plutôt qu'une danseuse étoile n'est gracieuse que lorsqu'elle danse, le reste du temps, c'est une véritable harpie. Et la maladresse est ce qui caractérise le mieux Cordélia, au grand désespoir de sa mère. Une fille aussi artistique que maladroite et c'est là tout son charme. Elle eut un sourire quand elle s'aperçut que Gabriel regarde à travers la verrière qui séparait la cuisine du salon. Pouvait-elle réellement croire que quelque chose se passe entre eux ? Ou son imagination débordante lui joue des tours. Lui donnant de faux espoirs aux passages. Comment en être certaine ? Cela faisait plusieurs jours que Cordélia se demande si tout n'est qu'imagination ou réalité. Elle détestait trop réfléchir à ce genre de choses. Réfléchir n'est pas ce qui la caractérise le plus, elle était du genre à demander plutôt que d'attendre, mais Gabriel avait un effet qui la déstabilise. Avait-elle peur de sa réponse ou préférait-elle croire que tout aller se passer comme dans les films à l'eau de rose ? Certainement, un peu des deux. Elle préfère adopter la technique de l'Autruche et attendre. Les yeux et le sourire charmeurs du jeune homme plein de sous en entendus ne rendaient pas la tâche facile.

Sa boisson étant prête, Gabriel l'invita à se rendre dans une pièce adjacente au salon. Ils traversèrent un long corridor rempli de tableau. Plus elle avança, plus elle s'attardait devant chaque tableau. Son âme de peintre avait besoin de toucher le tableau. Elle ferma les yeux et suivait des doigts le trajet que le pinceau avait effectué. Elle ressentait l'intensité du peintre à chaque coup de pinceau. Elle pouvait dire s'il est heureux, en colère ou fatigué. Cordelia aime peindre et elle aime apprendre à connaître ses congénères à travers leur toile. Arquant un sourcil, elle se rendit compte qu'elle perdait beaucoup trop de temps dans ce long corridor. S'excusant silencieusement de ne pas pouvoir admirer plus longtemps les oeuvres, elle marcha plus vite afin de se rendre dans sa pièce. Nouvelle preuve que leur relation avançait dans le bon sens, peut-être. Dire que la bibliothèque du salon, est grande n'est rien comparé à celui de cette pièce. Il y avait des étagères dignes de la bibliothèque de New-York. En plus des étagères de livre, il y en avait jonché à même le sol. Elle en déduit que son ami était un homme de lettre. Son exact contraire et cela avait le don de l'impressionner d'une certaine façon.

« C’est vraiment impressionnant. Effrayant, mais impressionnant. Le seul endroit où j’ai vue autant de livres, c’est la bibliothèque nationale. Tu me conseillerais quoi ? »

Oui, il fallait qu'elle demande. Si, il avait demandé ce que pense Cordélia des tableaux, elle aurait sans aucun doute donner son avis, mais là. Dans cette pièce, elle était perdue. Les livres n'étaient pas de son domaine. Elle n'avait pas demandé du thé plus tôt ? Si, elle l'aperçut et d'un pas peu sûr, elle s'éloigna de la montagne de livre et s'installa dans un des fauteuils, buvant une gorgée de sa boisson et appréciant la légère brise de fraîcheur et le bruit lointain des klaxons.

« Est-ce que tu les as vraiment tout lus? »

Une question banale, mais la petite voix était curieuse de savoir si, tous les livres étaient là juste pour impressionner ou s'il avait réellement lu.
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Dernière édition par Cordelia Van Alen le Sam 2 Déc - 4:39, édité 3 fois
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Gabriel Nash
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Cordélia & Gabriel
Hoffmeister était tranquillement installé au pied du poêle à bois dans ses multiples couvertures, ses jouets l’entourant telle une barrière protectrice dans un des multiples salons du penthouse. Il pouvait entendre son maitre discuter dans la cuisine avec une voix qui lui était inconnue. Hoffmeister n’avait pas levé une oreille quand cette inconnue avait frappé à la porte préférant rester au chaud dans ses couvertures et continuer son doux rêve.  Gabriel devrait s’en sortir si jamais cette inconnue lui voulait du mal, il en était sûr, c’était un gars costaud et qui n’a peur de rien. Malgré ses airs froids et distants il lui donnait beaucoup d’amour et de tendresse. Le feu crépitait doucement au côté des couvertures de Hoffmeister qu’en ce dernier se levait en s’étirant à s’en décrocher une hanche, baillant aux corneilles. Dans un petit saut le petit chien sorti de ses couvertures pour trotter jusqu’aux escaliers en collimation qui se dressaient devant lui. Il entendait parfaitement les rires et les paroles de son maitre.

Gabriel sentait dans son dos que la jeune femme était perdue dans ses pensées et complétement happée par les œuvres qui se dressaient sur les murs du penthouse. Son attention était entièrement focalisée sur les tableaux, donnant à Gabriel la chance de l’observer et de l’analyser. Une fois son entreprise fini il reprit son chemin vers les hauteurs de la maison, grimpant deux à deux les marches de l’escalier signifiant à Cordélia qu’il était temps qu’elle le rejoigne. Une invitation sourde mais pleine de sous-entendus.  

Le jeune homme aurait pu parier toute sa fortune sur la réaction de la jeune femme devant l’immensité de la bibliothèque. Cette dernière était immense et remplie de livre que Gabriel avait pris soin de ranger et de classer, passant des heures et des nuits pour la rendre fonctionnelle et agréable. Un de ses pères l’avait aidé à son emménagement pour la rendre fonctionnelle et pratique, puis il avait au fil des années apporter sa touche personnelle. Toutes les planches étaient uniques et faites sur mesures pour coller aux envies et aux goûts de Gabriel qui aimait la simplicité et le non « tape-à-l’œil ». C’était ça façon de vivre, avec modestie et réserve pour ne jamais tomber de haut et rester les pieds sur terre. Malgré un penthouse à plusieurs millions de dollars, ce dernier ne reflétait en rien des envies d’extravagances ou de prétention. Il ne désirait pas être que ses pères, il souhaitait se soustraite à cette image qu’avait sa famille.

Tous ses livres étaient précieux aux yeux de Gabriel, certains avaient fait le voyage depuis leur pays d’origine pour venir trouver logis sur ses planches d’ébène noir. Les couvertures de cuir reliées au fil d’or ressortaient férocement sur le bois noirci et donnait une tonalité calfeutrée et calme à la pièce. Certaines des étagères étaient plus sombres ou plus claires en fonction des couvertures et livres entreposés.  Dans la pièce Gabriel avait essayé de laisser parler son esprit créatif avec des tableaux sombre mais minimaliste. La création artistique n’était pas le fort de Gabriel mais cet exercice lui permettait de se focaliser sur quelque chose et d’apprendre de nouvelles compétences. Malgré son aversion pour l’être humain certains étaient hors catégorie et pouvait donner vie à des œuvres magnifiques et significatives. Hayden, Bethoveen, Mozart, Lully, Verdi … Hoffmeister ?

Sortant de ses pensées, Gabriel sentait qu’on se frottait à ses chevilles avec instance. Hoffmeister lui tournait au tour, caressant de sa truffe le bas de son pantalon. Dans un geste doux et maitrisé, le jeune homme se penchait vers le chien et lui caressait le haut du crane avec délicatesse. Son poil était doux, agréable au toucher, qui glissait entre les doigts. Cordélia avait les mêmes cheveux ? Serait-ce agréable de lui tapoter la tête ? Devait-il repenser à leur relation, essayer de la faire avancer et voir si cela pouvait mener à des conclusions intéressantes ? Cordélia n’était pas le type de fille qui attirait Gabriel, trop dans leur monde, trop de divergences d’opinion. Il n’était pas à l’aise avec les personnes qui fréquentaient un univers parallèle au sien. Pourtant elle était loin d’être repoussante avec ses longs cheveux châtains et ses yeux pétillants. Plein de vie et d’ambition, prêts à lutter contre l’adversité malgré une petite pointe d’immaturité. C’était ça le problème de Gabriel, trop de vie, trop d’espoir et d’insouciance. Rien de tout ça ne pouvait aboutir à une fin heureuse et tranquille, tout était problème. Cordélia était l’opposée parfaite de la vision du monde de Gabriel, ils étaient les extrémités.

« C’est vraiment impressionnant. Effrayant, mais impressionnant. Le seul endroit où j’ai vue autant de livres, c’est la bibliothèque nationale. Tu me conseillerais quoi ? »

Malgré ses pensées négatives vis-à-vis de la jeune femme Gabriel souri à sa remarque. Ce n’était pas la première fois qu’on lui faisait cette réflexion. Dans le plus profond de ses entrailles il senti une pointe de fierté naitre, ce n’était pas le but de cette entreprise cependant ça lui procurait du plaisir. Une douce sensation chaude et enivrante dans le creux de son estomac et un rictus sympathique sur le figure. Il accordait à la jeune femme une franche œillade et un sourire entendue pour appuyer son propos et la remercier silencieusement.

Gabriel avait pris le chiot sous son bras et arpentait les rangées de livres qui se dressaient devant lui, les yeux couvrant d’un œil attentif toutes les couvertures. Tous les livres présents dans cette pièce étaient intéressants et conseillable, cependant il doutait que les théories d’anthropologie sur les peuples indiens colonisés intéresseraient son invitée. Nulle pensée qu’elle soit idiote, loin de là, elle semblait avoir une certaine forme d’intelligente qui l’avait rendu intéressante au regard de Gabriel.  Tout du moins cette façon de se sortir des situations embarrassantes, était une des caractéristiques qui avaient séduit Gabriel et qu’il comptait bien exploiter.

« Hum, très bonne question. Veux-tu plus étudier l’art dans son ensemble ou dans une matière précise ? Sur les étages du fond, beaucoup de ces livres traitent d’un sujet spécifique de l’art du « comment tenir son pinceau » à « couteau ou fourchette pour le cubisme ? ». Si tu souhaites découvrir de nouvelle chose, laisse ton esprit vagabonder au travers de tes pensées et laisser les aller vers les étagères qu’elles souhaitent découvrir. »

Gabriel prit place sur le fauteuil en face d’elle et caressait doucement le pelage de Hoffmeister qui s’était tranquillement installé dans le creux de son ventre et de ses cuisses, appréciant les caresses de son maitre. La jeune demoiselle ne le dérangeait pas, elle était plus agréable et son odeur n’agressait pas sa truffe, elle pouvait rester. Le jeune homme regardait d’un air tendre et appréciateur le visage de Cordélia qui regardait d’un air perplexe les bibliothèques ne sachant pas vraiment où donner de la tête. Avec ses questions il avait fini par la perdre. Ainsi il pourrait l’étudier dans son environnement pour apprendre et observer ses attitudes et mieux la cerner. Toute cette mascarade de sourire et de regard enjôleur étaient là pour apprendre à mieux manipuler Cordélia. Elle pourrait être un atout dans ses cartes au moment où il devrait laisser tomber sa couverture.

« Si tu veux, je peux te faire découvrir une de mes passions : la musique classique. Je pense sincèrement que l’art et la musique sont étroitement liés et son un parfait duo pour donner naissance à une œuvre unique et merveilleuse. »

En entrant sur le terrain de Cordélia il s’assurait un flirt et une bonne place au sein de ses amis. Sa position était en sécurité et il pouvait naviguer dans les pensées et les envies de la jeune femme en toute tranquillité. Elle était quasiment à lui, mais Gabriel devait faire preuve de prudence et bienveillance pour ne pas le brusquer et jouer avec elle le plus longtemps possible. Alors, il fixait ses yeux dans ceux de la jeune femme souriant tranquillement au grés du jazz qui habitait la pièce, laissant sa tête bouger au rythme des percussions, foudroyant du regard Cordélia, la lorgnant sans aucune retenue et malaise. Il avait le droit, Gabriel avait l’impression de faire un effet tout particulier et d’avoir un certain contrôle sur les réactions de Cordélia. De plus Hoffmeister donnait un côté très romantique et bohème à Gabriel, l’entourant d’une aura de sympathie sans limite.

« Est-ce que tu les as vraiment tout lus ? »

Evidemment que non, c’était beaucoup de lecture pour un seul homme. Il doutait même qu’un être humain puisse lire autant de livre dans sa vie. Malgré ses capacités hors du commun et son intelligence il n’était pas dans la mesure de lire tous ces ouvrages, mais ne souvenait de la moindre ponctuation des œuvres qu’il avait pu lire. Mais dans le cadre de sa mission séduction, déjà bien menée et pratiquement achevée, il se devait de se dresser le portrait d’un jeune homme intellectuel passionné de lecture et de connaissance, avec une ouverture sur le monde incontestable.

« Quand penses-tu ? »

Gabriel s’était levé de son fauteuil déposant le chiot sur l’assise, prenant dans sa main gauche une œuvre qui trainant nonchalamment sur la table et se dirigeait vers Cordélia d’un pas conquérant et sûr de lui. Devant la jeune femme il prit place sur la table basse, décalant délicatement la tasse fumante de thé et croissait les jambes. Dans un geste doux il déposait le livre sur les genoux de son invitée et accrochait son regard au sien.

« Mes mains on caressée l’intégralité de ses œuvres, dans leur moindre recoins, découvrant tous leur secrets, perçant à jour leur mystères les plus cachés. Cet ouvrage est le dernier à avoir accaparé tout mon temps et mon attention, il est devenu une partie de moi. En le touchant, en caressant ses pages c’est un peu comme me toucher, voir à travers mon âme. C’est une partie Gabriel Nash. Je te le prête si tu le désire, il est fort intéressant. »

Gabriel n’avait aucune idée de ce dont parlait le livre, c’était encore un des déchets qu’on lui avait offert lors d’une fête quelconque. Ah, c’était certainement le livre qui calait la porte du rez-de-jardin de la terrasse. Reportant son attention sur Cordélia, il sentait qu’il avait touché une corde sensible en prononçant ses quelques mots et qu’une sensation de chaleur bouillonnait dans le corps de la jeune femme. Le plan se déroulait comme sur des roulettes, Gabriel s’en gratifiait d’un petit sourire charmeur.

Se levant, laissant sa main caresser le haut de celle de son invité il partait en direction d’une des bibliothèques avant de s’adosser dessus ébranlant les ouvrages présents dessus. Dans une sifflement maitrisé Hoffmeister le rejoignait en courant doucement sur le parquet avant de le rejoindre à ses pieds pour que le jeune homme puisse le caresser. Ce petit chiot était très important aux yeux de Gabriel, c’était certainement son seul et véritable ami. Attrapant l’animal sous le bras, caressant sa truffe avec son nez et l’embrassant sur le haut du crâne il se tournait vers Cordélia.

« Je n’ai pas fait les présentations, excuse-moi je suis mal éduqué, ou alors ta présence me fait perdre tous mes moyens ! »

Dans un geste maitrisé, Gabriel passait une des mains dans ses cheveux un petit sourire gêné sur le visage. Reprenant un peu plus contenance, un franc et doux sourire apparaissait sur son visage, avant de replonger ses yeux dans ceux de Cordélia.

« Cordélia, je te présente Hoffmeister un petit samoyède de 2 mois qui malheureusement a perdu sa mère très tôt et dont j’ai pu m’occuper depuis sa naissance. C’est un peu mon bébé que je materne un peu trop, mais regarde sa petite bouille d’enfant gâté ! »

Gabriel avait le visage d’un petit enfant, cependant le sourire qu’il affichait sur son visage n’avait rien à avoir avec les précédents, il était …. Sincère ?
junne.


Dear Dawa de l'amour :sucette:
 
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le petit mot doux de Invité qui boit son thé le Lun 4 Déc - 4:00 ► réponds-lui !

Strange how we decorate pain
Cordélia & Gabriel

Si l'on demande comment est Cordélia, on dira que c'est une fille étrange, mais agréable de compagnie. Elle n'a aucun jugement sur les personnes, elle fait partie des personnes que l'on a du mal à comprendre. Comment ne pas avoir un avis négatif ou positif sur une personne ? Et rester si optimiste après les désastres politiques qui entourent ce monde. L'humain est formaté à avoir des jugements sur un tiers. Personne ne peut avoir tant d'empathie envers l'humanité en ayant grandi dans une cage dorée comme la sienne. Cordélia est née dans l'une des familles les plus influentes d'Atlanta et de ce fait, elle devrait être hautaine et traiter ses comparses comme de véritable insecte que l'on écrase pour mieux régner. Sauf que, la jeune femme donne l'impression de ne détester personne. Certain associé de son père et des ONG avec qui sa mère travail disent que Cordélia est plus facile à aborder. Riche comme pauvre ont souvent discutée avec elle et découvert une personne si différente de sa famille. Les pauvres avaient confiance en la fondation Van Alen et les riches voulaient que leur enfant soit amila petite Van Alen et la prenne pour modèle. Un enfant bon et bienveillant était bon pour les affaires, selon les sondages. On disait que le secret de la réussite de la famille réside en Cordélia, elle donne l'image d'une fille en qui l'on peut faire confiance malgré son séjour dans un hôpital psychiatrique. Les rumeurs disaient que le choc d'une Amérique cruelle a rendu la petite dépressive, mais qu'elle a fait preuve d'une si grande force en acceptant de se soigner à un si jeune âge et elle n'a jamais été mêlée à une histoire d'alcool et de drogue durant toute sa scolarité, la fille parfaite.

Repenser à sa vie à Atlanta était une chose que Cordélia fait souvent. En public ou dans sa chambre, elle pouvait être ailleurs sans bouger d'un centimètre, une fille lunatique perdue dans son subconscient, donnant l'impression d'être encore plus bizarre que d'habitude. Si perdu dans son monde qu'elle n'avait pas remarqué la petite boule de poil accrocher à Gabriel. Elle sort de sa transe qu'au moment où il s'était mis à parler de livre sur l'art. Du comment tenir un pinceau à couteau ou fourchette pour le cubisme. Était-il sérieux ? En l'observant plus attentivement, elle en déduit que non et fit un semblant de sourire.

« Je pense que je sais encore tenir un pinceau et le cubisme n'est pas vraiment ce que j'apprécie le plus. Mais, c'est gentil de proposer. »

Les rares fois où elle paraissait sérieuse et outrée, c'est lorsque l'on parle de peinture. Outrée était un grand mot, mais le fait que l'on propose un livre pour tenir un pinceau est un outrage à son potentiel artistique. Puis, écrire un livre sur la façon de tenir un pinceau est une chose qu'elle trouve stupide et sans intérêt. Ce n'est pas en lisant que l'on apprend à peindre, c'est en s'amusant que l'on découvre à manier son pinceau. Nouveau sourire en direction de Gabriel et elle se rapprocha de la bibliothèque, jetant un coup d'oeil rapide à sa collection. Elle avait l'air si niaisseuse à lancer des sourires comme on lance une balle.

« Intéressant, je vois que tu possèdes des originaux. Ohhhh tu es l'acheteur de l'oeuvre original des “misérables”. Comment as-tu réussi à le faire venir en Amérique ? La France a une loi sur les oeuvres françaises n'autorisant pas le transport du patrimoine. Le livre t'appartient, mais il reste à la bibliothèque nationale de Paris. C'est assez mesquin de faire ça, je trouve. Même si tu gardes la pleine possession de ton bien, si tu veux le lire, tu dois être en France. »

Cordélia connaissait son sujet pour avoir été à la vente afin d'obtenir deux toiles de Gauguin, “La Sieste” et “Merahi metua no Tehamana” qui était un portrait de sa jeune épouse tahitienne. C'était les seule fois où elle a utilisé sa carte de fille à papa et signa un papier. Les toiles se trouvaient à Atlanta, le premier dans l'un des nombreux couloirs du manoir et le deuxième était fièrement installé face au lit de Cordélia, au-dessus d'une commode datant de l'époque victorienne. Tout ce qu'elle a chinée au cours de ses voyages se trouve à Atlanta. De l'objet le plus banal à celui du plus extraordinaire. Lorsqu'il s'agit d'art, la jeune Cordélia n'hésite jamais à dégainer la carte, mais pour le reste, elle vivait comme le commun des mortels.

« Est-ce que l'on t'a fait signer un contrat assurant ta pleine coopération de renvoyer le livre pour une exposition sur les oeuvres de Victor Hugo ? »

Elle attrapa le livre et vérifie si le dessin de Victor Hugo se trouvait à la première page du livre. Cordélia avait mémoire que l'écrivain avait dessiné Cosette dans son premier exemplaire. Et il y a la preuve de l'authenticité du livre. On ne pouvait pas accuser la France d'être un escroc. Une fois sa vérification faite, elle remit le livre à sa place et s'était dirigé vers un fauteuil. Le fauteuil était confortable, le thé n'est pas mauvais et l'hôte n'est pas désagréable à regarder. Surtout avec la petite touffe blanche qu'il gardait dans ses bras, lui donnant un air sympathique. De son fauteuil, Cordélia avait le loisirs d'admirer les fesses magnifiquement sculpté de Gabriel, le jeans qu'il portait laisser libre cours à l'imaginaire. Sa petite part se perversité imagina facilement Gabriel en séance de musculation. Toute la transpiration dégoulinant le long de son corps svelte, lui s'essuyant le visage avec une serviette de couleur blanche. Puis, dans un geste familier, il retira son t-shirt et fera apparaître un corps à la limite du viol. Cordélia avait soudainement chaud et boire une gorgée de son thé n'aide pas à diminuer la soudaine bouffée de chaleur qui la submergea. Elle s'évente à l'aide de sa main quand il s'était rapproché d'elle, répondant à sa question par une autre question.

« Mmmhhhhh, je pense que c'est beaucoup de livres pour une personne.»

Cordélia garda son calme, essayant de ne rien transparaître de son fantasme éveillé, malgré la perle de sueur qui venait de couler de son front. Bien, heureusement pour elle, Gabriel était habillé dans la vraie vie et assis face à elle, le petit chiot bien installé sur ses cuisses. “ Il y en a, qui on de la chance.” Pensa Cordélia. Nouveau sourire niaiseux, elle prit sa tasse dans l'espoir de se cacher d'une chose que seul Cordélia peut savoir. Son alarme interne sonna d'une façon dangereuse quand elle reposa sa tasse sur la table basse. Pourquoi se lever alors que l'espace de sécurité convenait parfaitement ? Tellement de questions qui passent dans sa tête, mais la conviction qu'elle ne s'imagine pas des films est bien réel. Quelque chose se passe entre eux et cela devenait clair pour la demoiselle. Il démontre une nouvelle fois son intérêt par une tentative de drague bien pensée. Une démarche conquérante et sûr, il s'était rapproché encore plus près Délia dont le rouge lui monter aux joues. Elle avait besoin d'espace, mais maintenir fermement les accoudoirs du fauteuil cachant les deux tatouages sur les avant-bras tout en fixant le moindre mouvement de Gabriel, paraissait plus logique. Du moins dans sa tête.

« Mes mains on caressée l’intégralité de ses œuvres, dans leur moindre recoins, découvrant tous leur secrets, perçant à jour leur mystères les plus cachés. Cet ouvrage est le dernier à avoir accaparé tout mon temps et mon attention, il est devenu une partie de moi. En le touchant, en caressant ses pages c’est un peu comme me toucher, voir à travers mon âme. C’est une partie Gabriel Nash. Je te le prête si tu le désire, il est fort intéressant. »

Ses lèvres étaient si près que l'envie de les toucher de ses lèvres à elle traversa son esprit, mais comme à son habitude, elle se retenait furieusement pour ensuite regretter sa décision plus tard dans la soirée en chantant “Love me like you do” devant son miroir. Cette fille avait un sérieux problème. Ses yeux se posa sur le livre qui s'intitulait “La dernière lettre de son amant de Jojo Moyes. Il lisait vraiment ce genre de livre ? Elle connaissait l'histoire pour l'avoir déjà lu. Le livre raconte la vie d'un journaliste de terrain tombant amoureux de la femme d'un riche homme d'affaire de Grande-Bretagne. Sauf que, par un coup du destin, ils finissent par ne plus se voir durant quarante-trois longue année. Une histoire à la fois triste et merveilleuse qui donne espoir en l'amour. Rouge tomate jusqu'au os, elle n'osait lui dire la vérité sur sa connaissance du livre, elle se contenta -une nouvelle fois- de sourire. Après ce discours si profond, elle ne voulait pas casser l'ambiance qui s'est doucement installée.

Reprenant ses esprits au fur et à mesure qu'il s'éloignait, elle s'accorde un moment de répit en admirant le petit chiot. Il était si mignon, on peut voir que son maître prenait grand soin de lui et que la boule de poil aime son maître. Depuis leur entrée dans cette pièce, il n'avait pas cessé de suivre Gabriel, comme en ce moment. Dans un sifflement, il rejoignait son maître avec de petit pas au pied de Gab. Ils étaient si mignons ensemble, Cordélia voyait l'amour qu'il porte à son chien. Ne dis-t-on pas que les chiens sont les meilleurs amis de l'homme.

« Comme le compositeur.»

Cordélia n'était pas réellement surpris par le choix du prénom. Il avait dit plus tôt que la musique classique est une passion. De ses années à suivre des cours de piano et de violon, elle avait appris à jouer beaucoup d'oeuvre venant du répertoire classique et de ce qu'elle sait en hôpital psychiatrique, la musique classique est un bon moyen d'apaiser les esprits.

« Est-ce que je peux le prendre ?»

Durant son enfance, elle avait supplié ses parents d'adopter un chien, mais sa mère était allergique. Cordélia avait donc choisi un caméléon, il ne prenait pas trop de place quand elle ne laissait pas Aphrodite en dehors de son immense réceptacle. Son amour pour les animaux l'avait progressivement conduit au végétarisme.

« Bonjour, Hoffmeister, je suis très heureuse de faire ta connaissance, j'espère que nous deviendrons amis.»

La sincérité de ses paroles se faisait entendre dans sa voix et par la façon dont elle souriait à l'animal. Elle gratouille le haut de son crâne et sent que son poil était soyeux. Le petit Hoffmeister avait réussi l'exploit d'accaparer toute l'attention de Cordélia.
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